Je suis la main sur l'épaule. La main bienveillante posée sur l'épaule. La tienne. Celle qui se dévoile.
Je suis ta muse. Ton passant préféré. Celui qui t'a lue. Qui t'a aimée. Je suis ta tempe sur ma paume, toutes ces décennies se déroulant comme des siècles à redécouvrir. Tu m'as cru parce que tu savais croire en notre beauté. À deux, la lune à border, les mots à redéfinir.
Je suis ta sieste. Celle qui repose. Je suis ton double, ton marin d'eau douce. Ton chevalier, la lame salée. Et ma passion se décuplant dans les pages de tes récits.
J'ai été patient ma vieille dame flocons de neige. Les larmes ont coulé depuis. Je t'ai aperçue toute droite, la tête remontée.
En même temps que toi, je pose la dernière brique. L'appel en écho à ton regard aimant.
Un doux merci à la vie rendu au centuple.
lundi 11 mai 2009
dimanche 10 mai 2009
10 mai 2009
être dans la peau d'un autre pour faire plus de place en soi
laver le corps
qui ne t'appartient pas
extraire de ce moment
un espace intercalaire
capter l'absence
la solitude à craindre
être dans la peau de la femme
celle qui nourrit
qui tend la vie
la serre de si près
être dans la peau de l'homme
le fardeau d'extirper
une plénitude
difficile à trouver
entre chaque déplacement
prendre un temps d'arrêt
vérifier l'état du saule
la couleur du genévrier
entre chaque déplacement
s'oublier un peu
cesser de croire à d'autres subsistances
la mort telle une soeur de sang
laver le corps
qui ne t'appartient pas
extraire de ce moment
un espace intercalaire
capter l'absence
la solitude à craindre
être dans la peau de la femme
celle qui nourrit
qui tend la vie
la serre de si près
être dans la peau de l'homme
le fardeau d'extirper
une plénitude
difficile à trouver
entre chaque déplacement
prendre un temps d'arrêt
vérifier l'état du saule
la couleur du genévrier
entre chaque déplacement
s'oublier un peu
cesser de croire à d'autres subsistances
la mort telle une soeur de sang
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samedi 9 mai 2009
9 mai 2009
tu étais immobile ton visage immuable impassible de comparaître à l'asile ta peau lisse le front tiré par des années de rétention
l'exécution comme seule histoire fatale aucun sursis que justice soit faite la déconnexion planifiée du comateux déjà conscient
renfrognement pour blinder les membres inférieurs attente du bourreau habillé en civil le jury ayant prétendu au jugement de l'acte la cause en appel à la peine capitale
Jour J la salle à retardement remplie des visages témoins humanisme flétri la scène pour raser le désastre à venir
prétention assermentée du gouvernement le châtiment donné à huis clos sous les lampes alcalines des songes éthyliques
la persécution d'un État réprobateur le service ayant servi la servitude de servir à chacun sa piété à chacun son innocence
l'exécution comme seule histoire fatale aucun sursis que justice soit faite la déconnexion planifiée du comateux déjà conscient
renfrognement pour blinder les membres inférieurs attente du bourreau habillé en civil le jury ayant prétendu au jugement de l'acte la cause en appel à la peine capitale
Jour J la salle à retardement remplie des visages témoins humanisme flétri la scène pour raser le désastre à venir
prétention assermentée du gouvernement le châtiment donné à huis clos sous les lampes alcalines des songes éthyliques
la persécution d'un État réprobateur le service ayant servi la servitude de servir à chacun sa piété à chacun son innocence
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vendredi 8 mai 2009
8 mai 2009
silence universel
la tasse fumante à la main
un thé au jasmin embaume
la cuisine
de nouveaux sens s'éveillent
chassent les humeurs ternes
rassemblent les sourires de l'été
le mois de mai par la fenêtre
nous annonce le retour du jour précoce
des soirs à contempler
les couchers gigantesques
s'étendre longuement
au creux de l'épaule
de l'horizon
la pommette rougie de ma fille
m'épargne
me retient en équilibre
le filet qui s'amincit
au fur et à mesure
que le remède s'expulse
remous fraternels
mon corps allongé
parmi les miens
dehors le ciel comme une promesse
le vent comme unique saison
un doigt sur ma bouche
pour clore la distance
la tasse fumante à la main
un thé au jasmin embaume
la cuisine
de nouveaux sens s'éveillent
chassent les humeurs ternes
rassemblent les sourires de l'été
le mois de mai par la fenêtre
nous annonce le retour du jour précoce
des soirs à contempler
les couchers gigantesques
s'étendre longuement
au creux de l'épaule
de l'horizon
la pommette rougie de ma fille
m'épargne
me retient en équilibre
le filet qui s'amincit
au fur et à mesure
que le remède s'expulse
remous fraternels
mon corps allongé
parmi les miens
dehors le ciel comme une promesse
le vent comme unique saison
un doigt sur ma bouche
pour clore la distance
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jeudi 7 mai 2009
7 mai 2009
fusions confusions entremêlées des ondes fluides des fumées disparates qui se dilatent la brume la fièvre et d'autres anévrismes
une danse par terre les jambes panthères ça parle le langage des tambours et le trimbalement des timbales vibre
tension salvatrice la soutenance du verbe court la plante carnivore qui pousse en accéléré c'est déchaîné le poivre rouge ou noir de nos cratères sauvages ça s'embourbe plus tu bouges plus on se relève
la bête féroce sort de sa tanière sent la chair et désire dévorer la terre entière cran acéré les crocs sont gros tant pis dit-il tant pis dis-tu la crinière entrecoupée de rameaux
c'est la jungle le feu brûle nos yeux il y a la savane mais elle est sèche aride mirage du rythme percutant
pouls du guerrier tes sens soulèvent la haine qu'attends-tu de ta vengeance et lorsque tu auras manger le coeur de l'ennemi où iras-tu
cri du chaman dans la brousse ça te sauve les boucans entassés dans les élucubrations du sage de sa tente des signaux communiquent aux nuages des présages violacés
en sang tu l'affaisses le torse empli des dieux soleil et des couteaux totem ton crâne s'ouvrant vers les anciennes contrées que tu cherchais tant là où l'or brille éternellement
là où l'or brille éternellement
une danse par terre les jambes panthères ça parle le langage des tambours et le trimbalement des timbales vibre
tension salvatrice la soutenance du verbe court la plante carnivore qui pousse en accéléré c'est déchaîné le poivre rouge ou noir de nos cratères sauvages ça s'embourbe plus tu bouges plus on se relève
la bête féroce sort de sa tanière sent la chair et désire dévorer la terre entière cran acéré les crocs sont gros tant pis dit-il tant pis dis-tu la crinière entrecoupée de rameaux
c'est la jungle le feu brûle nos yeux il y a la savane mais elle est sèche aride mirage du rythme percutant
pouls du guerrier tes sens soulèvent la haine qu'attends-tu de ta vengeance et lorsque tu auras manger le coeur de l'ennemi où iras-tu
cri du chaman dans la brousse ça te sauve les boucans entassés dans les élucubrations du sage de sa tente des signaux communiquent aux nuages des présages violacés
en sang tu l'affaisses le torse empli des dieux soleil et des couteaux totem ton crâne s'ouvrant vers les anciennes contrées que tu cherchais tant là où l'or brille éternellement
là où l'or brille éternellement
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mercredi 6 mai 2009
6 mai 2009
m'accordes-tu un instant ai besoin de replacer ma frange elle me cache de tes soupirs couvre mes questions de givre
ne te demande pas de t'asseoir car le sol est gelé il s'agirait que tu perdes la notion du temps pour figer
il n'y a jamais de mots échangés entre nous que des signes des silences partagés nos promenades matinales plongées dans les amertumes du monde la rosée parsemant des notes de vin blanc à naître
la semence de nos pas faisant l'amour au paysage bleu ta nuque penchée me faisant penser à la lune qui s'offre dans ses quartiers les plus intimes
m'accordes-tu un instant la paix m'échappe et ma tête un branle-bas de combat perpétuel ne crée que du froid des frissons où les chants des mésanges ne suffisent plus pour m'étreindre ta stature érigée comme une armée de tendresse tendue au bout des lèvres prononciation muette de notre relation étrangère
le fantôme de ma robe de nuit s'étiolant sur les psaumes de tes antichambres et toi encore solennel tes yeux mouillés sur mes cils plus que jamais amoureux
ne te demande pas de t'asseoir car le sol est gelé il s'agirait que tu perdes la notion du temps pour figer
il n'y a jamais de mots échangés entre nous que des signes des silences partagés nos promenades matinales plongées dans les amertumes du monde la rosée parsemant des notes de vin blanc à naître
la semence de nos pas faisant l'amour au paysage bleu ta nuque penchée me faisant penser à la lune qui s'offre dans ses quartiers les plus intimes
m'accordes-tu un instant la paix m'échappe et ma tête un branle-bas de combat perpétuel ne crée que du froid des frissons où les chants des mésanges ne suffisent plus pour m'étreindre ta stature érigée comme une armée de tendresse tendue au bout des lèvres prononciation muette de notre relation étrangère
le fantôme de ma robe de nuit s'étiolant sur les psaumes de tes antichambres et toi encore solennel tes yeux mouillés sur mes cils plus que jamais amoureux
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mardi 5 mai 2009
5 mai 2009
me passerais-tu s'il te plaît ta manche aurais besoin d'essuyer mes larmes les boutons de mon chemisier sont partis et suis si égarée
s'il te plaît m'amènerais-tu avec toi m'embarquer sur tes épaules aussi larges que les dunes qui bordent les terres amicales de mon enfance
et toi comme du roc ma sécurité en dépend la certitude calme de tes bras au firmament il n'y a plus de raison de reculer parce qu'ici ce n'est pas la peine d'arrêter ça ne sert à rien d'essayer de semer les tempêtes boréales les erreurs de nos trépas
ma faiblesse t'empêche d'avaler ma joie qui sonne comme des scintillements frivoles des secousses d'espoir me transportant légère dans le vent violon l'on gambade par dessus les rythmes ensevelis de nos déceptions de toutes les harmonies déchues
ma sensibilité te recouvre d'une masse soyeuse aussi tangible que les couleurs d'une tangerine fragile moment éparse de ta mort la loi du plus fort durcissant ma voix qui t'improvise une issue
s'il te plaît m'amènerais-tu avec toi m'embarquer sur tes épaules aussi larges que les dunes qui bordent les terres amicales de mon enfance
et toi comme du roc ma sécurité en dépend la certitude calme de tes bras au firmament il n'y a plus de raison de reculer parce qu'ici ce n'est pas la peine d'arrêter ça ne sert à rien d'essayer de semer les tempêtes boréales les erreurs de nos trépas
ma faiblesse t'empêche d'avaler ma joie qui sonne comme des scintillements frivoles des secousses d'espoir me transportant légère dans le vent violon l'on gambade par dessus les rythmes ensevelis de nos déceptions de toutes les harmonies déchues
ma sensibilité te recouvre d'une masse soyeuse aussi tangible que les couleurs d'une tangerine fragile moment éparse de ta mort la loi du plus fort durcissant ma voix qui t'improvise une issue
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